Rétrospective Francis Picabia


La rétrospective Francis Picabia aux Galeries nationales du Grand Palais à Paris en 1976 reste à ce jour la plus grande rétrospective consacrée à l’artiste. Elle montrait pour la première fois toutes les phases de son œuvre sans discrimination. Après les abstractions pionnières et les œuvres mécaniques de la période dada valorisées par leur adéquation au dogme moderniste, venaient les nus photo-réalistes des années 40 et les pochades mélodramatiques. Elle révélait entre autres les méthodes d’appropriation, proche du ready-made, de Picabia qui saupoudrait ses portraits dadaïstes de sentences relevées dans les pages roses du dictionnaire Larousse. Sa passion pour les automobiles était contextualisée par une Delage blanche des années 20. L’exposition faisait la démonstration d’un œuvre qui se mettait au service d’une liberté absolue et refusait toute convention fût-elle moderniste, au moment où se dessinaient les contours de la théorie post-moderne.


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