Une image peut en cacher une autre


L’exposition Une image peut en cacher une autre (Galeries nationales du Grand Palais, paris, 2009) s’employait à exercer l’œil du visiteur à des jeux visuels familiers aux artistes. Longtemps l’histoire de l’art a traité avec dédain les phénomènes récurrents d’ambiguïté de l’image remis au goût du jour par les surréalistes. Les formes peuvent en effet désigner parfois deux sens différents, soit que l’artiste au fil du dessin favorise la double lecture, soit qu’il reconnaisse dans les phénomènes environnants (nuages, rochers etc..) des images inattendues. Le procédé a été porté à un niveau d’habileté optimale par Dali qui a livré avec ses doubles images quelques chefs d’œuvre du genre. L’attention du regardeur est requise et l’artiste se plaît à jouer avec lui en lui offrant une sorte de rébus ou de devinettes. Au-delà du jeu, le procédé a également été utilisé pour détourner la
censure et cacher/révéler des contenus politiques ou sexuels.


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